Séisme, tsunami et nucléaire : une riziculture dévastée. SATO Yôichirô

Chapitre

Titre: Introduction et présentation du Professeur Yôichirô SATO par Jane COBBI
Durée: 00:08:19   [00:00:00 > 00:08:19]
Jane Cobbi introduit le Professeur Sato, directeur adjoint de l’Institut de la Recherche sur l’Homme et la Nature, Kyôto, Japon, et nous présente ses thématiques de recherche liées à la question des rapports entre l’homme, son environnement et son alimentation. La conférence du Pr Sato porte plus particulièrement sur le problème d’actualité du devenir de la riziculture dans la région de Tōhoku qui a été frappée par le séisme et le tsunami, soulignant la problématique de l’alimentation contaminée à différents niveaux.
Titre: Conséquences du Tsunami sur l’écosystème et la production agricole des terres côtières
Sous-titre: Conférence du Pr Sato
Durée: 00:11:54   [00:08:19 > 00:20:13]
Le Professeur Sato analyse les conséquences du tsunami sur l’écosystème côtier de la région nord-est de Tōhoku affectée par les évènements de mars 2011. Il s’interroge notamment sur la question des changements intervenus dans la production agricole, suite à l’arrivée d’eaux salées dans les terres consacrées à la riziculture.
Titre: Histoire et répartition de la végétation dans la région du nord-est asiatique
Sous-titre: Conférence du Pr Sato
Durée: 00:12:11   [00:20:13 > 00:32:25]
Le Professeur Sato étudie l’histoire des terres de la région du nord-est asiatique, afin de comprendre comment s’est développée la riziculture. Il présente différentes cartes de la répartition et de l’évolution de la végétation dans la région nord-est asiatique avant l’épisode de Fukushima. Il démontre ainsi que la riziculture est arrivée tardivement dans la région de Tōhoku (Nord-est du Japon) en fonction de nouveaux besoins, car le climat et la végétation ne s’y prêtaient pas à l’origine.
Titre: La question du réaménagement des terres du Tōhoku après le désastre de 2011
Sous-titre: Conférence du Pr Sato
Durée: 00:13:39   [00:32:25 > 00:46:04]
Le Professeur Sato pose la question du réaménagement des terres de la région du Tōhoku, suite au désastre de 2011. A travers la présentation de photographies aériennes, il se demande si le fait de revenir à la riziculture est une bonne option, prenant en compte la baisse de la population et de la consommation dans cette région, ainsi que les difficultés du réaménagement dues à la présence d’eaux salées.
Titre: La riziculture dans la région du Tōhoku : problèmes de production et de radioactivité
Sous-titre: Conférence du Pr Sato
Durée: 00:16:29   [00:46:04 > 01:02:34]
Le Professeur Sato souligne de nouveau les difficultés de la production rizicole dans la région de Tōhoku , peu propice à cette culture. Il explique également le problème des dommages de la radioactivité sur le riz, contaminant la balle ou son du riz (enveloppe qui entoure le riz), qui est la partie où sont absorbés la plupart des éléments radioactifs. Cette question est très problématique puisque la société japonaise fait un grand usage de la balle du riz, appréciée pour ses qualités nutritives, elle est à la fois consommée de manière importante et utilisée comme conservateur et fertilisant au Japon. Or les temps de décontamination étant très longs (environ 60 ans pour que la quantité de césium soit réduite de quart), il pose donc la question de la légitimité et du danger de revenir à une riziculture dans ces terres contaminées, d’autant plus que les études de génétique botanique n’ont pas encore de données formelles sur l’évolution de cette contamination.
Titre: Discussion avec le public
Durée: 00:57:53   [01:02:34 > 02:00:27]
La discussion avec le public soulève de nombreuses interrogations concernant les conséquences de la contamination des terres sur la production agricole et sur la faune locales, et par conséquent sur la santé des êtres humains. Les questions abordent aussi les réactions de la population japonaise face à ce désastre. Les réponses avancées par le Professeur Sato démontrent qu’il existe encore beaucoup de zones d’ombres et de défaillances d’informations et d’analyses sur les effets à court et long terme de cette catastrophe.

6 chapitres.
  • Jane Cobbi introduit le Professeur Sato, directeur adjoint de l’Institut de la Recherche sur l’Homme et la Nature, Kyôto, Japon, et nous présente ses thématiques de recherche liées à la question des rapports entre l’homme, son environnement et son alimentation. La conférence du Pr Sato porte plus particulièrement sur le problème d’actualité du devenir de la riziculture dans la région de Tōhoku qui a été frappée par le séisme et le tsunami, soulignant la problématique de l’alimentation contaminée à différents niveaux.
  • Le Professeur Sato analyse les conséquences du tsunami sur l’écosystème côtier de la région nord-est de Tōhoku affectée par les évènements de mars 2011. Il s’interroge notamment sur la question des changements intervenus dans la production agricole, suite à l’arrivée d’eaux salées dans les terres consacrées à la riziculture.
  • Le Professeur Sato étudie l’histoire des terres de la région du nord-est asiatique, afin de comprendre comment s’est développée la riziculture. Il présente différentes cartes de la répartition et de l’évolution de la végétation dans la région nord-est asiatique avant l’épisode de Fukushima. Il démontre ainsi que la riziculture est arrivée tardivement dans la région de Tōhoku (Nord-est du Japon) en fonction de nouveaux besoins, car le climat et la végétation ne s’y prêtaient pas à l’origine.
  • Le Professeur Sato pose la question du réaménagement des terres de la région du Tōhoku, suite au désastre de 2011. A travers la présentation de photographies aériennes, il se demande si le fait de revenir à la riziculture est une bonne option, prenant en compte la baisse de la population et de la consommation dans cette région, ainsi que les difficultés du réaménagement dues à la présence d’eaux salées.
  • Le Professeur Sato souligne de nouveau les difficultés de la production rizicole dans la région de Tōhoku , peu propice à cette culture. Il explique également le problème des dommages de la radioactivité sur le riz, contaminant la balle ou son du riz (enveloppe qui entoure le riz), qui est la partie où sont absorbés la plupart des éléments radioactifs. Cette question est très problématique puisque la société japonaise fait un grand usage de la balle du riz, appréciée pour ses qualités nutritives, elle est à la fois consommée de manière importante et utilisée comme conservateur et fertilisant au Japon. Or les temps de décontamination étant très longs (environ 60 ans pour que la quantité de césium soit réduite de quart), il pose donc la question de la légitimité et du danger de revenir à une riziculture dans ces terres contaminées, d’autant plus que les études de génétique botanique n’ont pas encore de données formelles sur l’évolution de cette contamination.
  • La discussion avec le public soulève de nombreuses interrogations concernant les conséquences de la contamination des terres sur la production agricole et sur la faune locales, et par conséquent sur la santé des êtres humains. Les questions abordent aussi les réactions de la population japonaise face à ce désastre. Les réponses avancées par le Professeur Sato démontrent qu’il existe encore beaucoup de zones d’ombres et de défaillances d’informations et d’analyses sur les effets à court et long terme de cette catastrophe.
Titre: Séisme, tsunami et nucléaire : une riziculture dévastée
Sous-titre: Conférence de Yôichirô SATO
Auteur(s): SATO Yôichirô
Durée: 01:49:55
Date de réalisation: 06/06/2012
Lieu de réalisation: Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 190 avenue de France, Paris 13e, Salle 640
Genre: Conférence filmée
Langue(s): Français ; Nihongo (日本語)
Cette vidéo présente la conférence du Professeur Sato, directeur adjoint de l’Institut de la Recherche sur l’Homme et la Nature, Kyôto, Japon, qui expose les conséquences de la catastrophe survenue en mars 2011 dans les terres de la région de Tōhoku au nord-est du Japon. Le séisme, le tsunami et le désastre nucléaire de Fukushima qui s’en est suivi ont provoqué de graves séquelles sur la production rizicole, le Pr Sato nous propose donc une analyse de cette situation. La présence d’eaux salées constitue un défi au réaménagement de ses terres, qui avait été transformées tardivement pour la riziculture, le climat et l’écosystème n’étant pas favorables à l’origine à ce type de production. Mais la problématique cruciale reste la question de la radioactivité de ses terres, qui contamine la balle ou son du riz (enveloppe du grain), partie où sont absorbés la plupart des éléments radioactifs. Cette question est très problématique puisque la société japonaise fait un grand usage de la balle du riz, appréciée pour ses qualités nutritives, elle est à la fois consommée de manière importante et utilisée comme conservateur et fertilisant au Japon. Or les temps de décontamination étant très longs (environ 60 ans pour que la quantité de césium soit réduite de quart), il pose donc la question de la légitimité et du danger de revenir à une riziculture dans ces terres contaminées, d’autant plus que les études de génétique botanique n’ont pas encore de données formelles sur l’évolution de cette contamination. Conférence en japonais avec traduction consécutive en français.
Sujet: Pays
Topique: Japon
Localisation temporelle du sujet: 2011-2012 ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Explication
Analyse des conséquences du séisme, tsunami et de la catastrophe nucléaire de mars 2011 sur la riziculture dans la région nord-est du Japon.
Nom: COBBI
Prénom: Jane
Rôle: Anthropologues
Appartenance: Centre National de la Recherche Scientifique - CNRS
Fonction: Chargée de recherches
Adresse: France
Dans le cadre de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Jane COBBI a la direction du Programme Japon depuis 2004. Elle privilégie les échanges et les partenariats sur des grands phénomènes de civilisation (anthropologie, philosophie, modes de vie, environnement), et les rapports au milieu naturel : production agricole, riziculture, alimentation et environnement, organisation de l’habitat, ville et environnement… Son but est d’intensifier les échanges entre organismes de recherche, en consolidant les partenariats à moyen et long terme, notamment par des conventions avec différentes institutions japonaises : le Musée national d’ethnologie (Osaka), l’Institut de Recherche sur l’Homme et la Nature (Kyoto), l’Université de Kyoto, l’Université de Nagoya, l’Université du Tohoku (en cours), la Maison franco-japonaise à Tokyo, et des partenariats avec des établissements français : l’Université de Paris Ouest- Nanterre La Défense, l’Université Paris 7, le Centre d’Etudes japonaises de l’Université Paris III, le Museum national d’Histoire naturelle, l’Ecole d’Architecture de Paris-Belleville.
Nom: LEGRAND
Prénom: Valérie
Rôle: Analyste d'oeuvres audiovisuelles
Appartenance: FMSH - Fondation Maison des Sciences de l'Homme, ESCoM - Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, France
Fonction: Anthropologue - Ingénieur de recherche
Adresse: ESCoM-FMSH 190, avenue de France 75013 PARIS, Paris, FRANCE
Valérie Legrand est une anthropologue-linguiste spécialiste des Andes péruviennes quechuaphones. Rattachée au laboratoire du CERLOM (Centre d'étude et de recherche sur les littératures et oralités du monde), elle mène actuellement ses recherches de doctorat sur un patrimoine immatériel quechua - le chant poétique wayno- dans la région de Cusco (Sud du Pérou). Chargée de cours de langue et civilisation quechua à l'INaLCO, elle a également travaillé au sein de la section du Patrimoine Culturel Immatériel de l'UNESCO. Elle participe depuis 2011 aux travaux de recherches du programme ESCoM-FMSH sur les archives audiovisuelles numériques en sciences sociales, à travers les projets "ASA-SHS" - Atelier de Sémiotique Audiovisuelle en Sciences Humaines et Sociales (ANR, FMSH, 2011), "Convergence" (Projet Européen, FMSH, 2012) et « Campus AAR » (ANR, FMSH, 2014-2017). Dans ce cadre, elle a développé le site PCIA - Patrimoine Culturel Immatériel Andin - un portail audiovisuel de recherche consacré au patrimoine vivant des populations andines du Pérou et de Bolivie ().
Nom: SATO
Prénom: Yôichirô
Rôle: Biologistes
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Professeur et directeur adjoint à l’Institut de la Recherche sur l’Homme et la Nature
Adresse: Kyôto, Japon
Généticien botaniste, Yôichirô SATO est professeur et directeur adjoint à l’Institut de la Recherche sur l’Homme et la Nature, Kyôto, Japon. Ses thématiques de recherche sont liées à la question des rapports entre l’homme, son environnement et son alimentation.
Type: Conférence filmée
Url: http://www.archivesaudiovisuelles.fr/2171/home.asp
Japon : l'après-désastre sont deux tables rondes organisées par le Programme Japon de la Fondation Maison des sciences de l'homme. Un an après la triple catastrophe du nord-est du Japon (séisme magnitude 9, tsunami, accident nucléaire à Fukushima) où 20.000 personnes ont trouvé la mort, de multiples questions restent en suspens. Comment évaluer les conséquences, visibles et invisibles, de ces catastrophes ? Comment faire face aux multiples problèmes, matériels, sociaux, humains, qui restent encore à résoudre ? Du point de vue de différentes disciplines - littérature, sociologie, journalisme, urbanisme, architecture - plusieurs observateurs et spécialistes apportent un éclairage sur ces questions cruciales, et sur les nouveaux enjeux de l'environnement, en associant données objectives et réflexions pour le long terme.
Lien: Japon : l'après-désastre
Type: Exposé(s) scientifique(s)
Intervention scientifique sur la question des conséquences du séisme, du tsunami et de la catastrophe nucléaire sur la riziculture dans le nord-est du Japon. Analyse botaniste et environnementale de la question de la production agricole et de l'alimentation dans cette région.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour tout public
Recherches en sciences de l'environnement et agronomie
SATO Yôichirô. " Séisme, tsunami et nucléaire : une riziculture dévastée", Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°2224, 2012, URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/2224/
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
Manuela PAPINO (ESCoM-FMSH, Paris, France),Laura MAREGLIA(ESCoM-FMSH, Paris, France), 2013
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
Yôichirô SATO (Conférencier, Institut de la Recherche sur l’Homme et la Nature, Kyôto, Japon), Jane COBBI (Responsable Conférence, CNRS, FMSH, Paris, France), 2012
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
Titre: Analyse générale de la vidéo « Séisme, tsunami et nucléaire : une riziculture dévastée »
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: LEGRAND, Valérie. « Analyse générale de la vidéo « Séisme, tsunami et nucléaire : une riziculture dévastée » (Portail AGORA, 2013), URL Vidéo : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/2224/ (AAR, 2012)
Id analyse: 4920f0c8-30a5-4671-b478-79080fb6b0c2
Id vidéo: 777cbe3b-0d31-4907-afbc-7d0e5c0da9c8
Analyse générale de la vidéo sur la conférence de Yôichirô SATO intitulée « Séisme, tsunami et nucléaire : une riziculture dévastée » (Institut de la Recherche sur l’Homme et la Nature, Kyôto, Japon)