Le projet du jardin de la mémoire du génocide rwandais de 1994 - Extrait de séminaire. ABOUBACAR Barry, BAQUET Serge, CLARKE Bruce, DORAY Bernard, GUTTON Philippe, MORISSEAU Linda, RAHAMATALI-RANGIRA Immaculée

Chapitre

Titre: Un soutien de l’élaboration psychique collective ?
Durée: 00:02:17   [00:28:42 > 00:30:59]
Linda MORISSEAU est pédopsychiatre. Elle s’interroge sur la possibilité d’aide et d’action que peut apporter une telle démarche artistique. Serge BAQUET explique qu’il avait des aprioris sur ce séminaire, et sur la proposition artistique de Bruce CLARKE. Il se demandait en effet quel était le vrai lien entretenu avec les Rwandais lors de ce projet, et quel sens cela revêtait pour eux de déposer une pierre. Après avoir visionné le film, il pense en effet que le travail de distanciation par rapport au corps est nécessaire dans le processus de mémoire.
Titre: Matière à signifier
Durée: 00:02:30   [00:30:59 > 00:33:30]
Bernard DORAY et Bruce CLARKE s’expriment à propos de la signification de la pierre, et sa capacité à matérialiser d’une certaine manière, la mémoire.
Titre: Qui inscrit ?
Durée: 00:01:32   [00:33:30 > 00:35:03]
Philippe GUTTON, psychiatre et psychanalyste, se demande quant à lui qui mettra les pierres. Pour Immaculée RAHAMATALI-RANGIRA, membre du programme « Priorité Afrique » de l’UNESCO et rescapée du génocide rwandais, les personnes déposant les pierres doivent en premier lieu être les rescapés du génocide, mais les bourreaux peuvent aussi le faire, afin de signifier une reconnaissance et une mémoire de leur acte. Mettre un mot sur une pierre pour exprimer ses sentiments est aussi une solution prônée.
Titre: La mémoire à la tâche
Durée: 00:02:36   [00:35:03 > 00:37:40]
Immaculée RAHAMATALI-RANGIRA explique que dans la culture Tutsi, il est commun de déposer de la terre une fois que quelqu’un est enterré. Pour elle, la pierre peut alors rejoindre ce geste symbolique visant à se souvenir d’un défunt. Cette œuvre peut dès lors permettre un certain apaisement.
Titre: Réinscrire le génocide dans la « tradition » ?
Durée: 00:06:19   [00:37:40 > 00:44:00]
Aboubacar BARRY est un auteur qui s’intéresse aux cultures africaines, d’un point de vue principalement anthropologique et psychologique. Il précise que les rwandais qui ont soutenu ce projet sont, pour la plupart d’entre eux occidentalisés. Il relève plusieurs problèmes dans ce projet, notamment son rapport à la tradition africaine, et le sens d’une démarche purement individuelle . Quel sens cela peut-il avoir pour un individu isolé d’aller déposer une pierre ? Bruce CLARKE répond à ces interrogations sur le sens du projet, en expliquant que de nombreux Rwandais se sont interprétés l’œuvre et lui ont donné de multiples significations personnelles. Enfin, pour Immaculée RAHAMATALI-RANGIRA, cette œuvre a été une manière acceptée par le pays de ne pas oublier le génocide.
Titre: Des pierres fertiles ?
Durée: 00:01:37   [00:44:00 > 00:45:37]
Bernard DORAY se demande comment « refaire de la vie avec de la mort », ou comment, de manière assez improbable, refaire de la fertilité avec de la pierre. Pour une intervenante, c’est le pont entre les vivants et les morts qui est le plus intéressant dans ce projet. La mémoire s’élabore pour elle dans la reconnaissance des morts, mais aussi des vivants qui l’honorent.
Titre: La vie comme une injonction ?
Durée: 00:02:12   [00:45:37 > 00:47:49]
Après le génocide, il était demandé aux victimes de continuer à cultiver des terres afin de survivre.
Titre: Des formes pour aider les vivants à se reconstruire
Durée: 00:01:59   [00:47:49 > 00:48:26]
Le but était donc pour Bruce CLARKE d’aider ces hommes à se reconstruire. Ce processus à pu leur apporter quelques réponses.

8 chapitres.
  • Linda MORISSEAU est pédopsychiatre. Elle s’interroge sur la possibilité d’aide et d’action que peut apporter une telle démarche artistique. Serge BAQUET explique qu’il avait des aprioris sur ce séminaire, et sur la proposition artistique de Bruce CLARKE. Il se demandait en effet quel était le vrai lien entretenu avec les Rwandais lors de ce projet, et quel sens cela revêtait pour eux de déposer une pierre. Après avoir visionné le film, il pense en effet que le travail de distanciation par rapport au corps est nécessaire dans le processus de mémoire.
  • Philippe GUTTON, psychiatre et psychanalyste, se demande quant à lui qui mettra les pierres. Pour Immaculée RAHAMATALI-RANGIRA, membre du programme « Priorité Afrique » de l’UNESCO et rescapée du génocide rwandais, les personnes déposant les pierres doivent en premier lieu être les rescapés du génocide, mais les bourreaux peuvent aussi le faire, afin de signifier une reconnaissance et une mémoire de leur acte. Mettre un mot sur une pierre pour exprimer ses sentiments est aussi une solution prônée.
  • Immaculée RAHAMATALI-RANGIRA explique que dans la culture Tutsi, il est commun de déposer de la terre une fois que quelqu’un est enterré. Pour elle, la pierre peut alors rejoindre ce geste symbolique visant à se souvenir d’un défunt. Cette œuvre peut dès lors permettre un certain apaisement.
  • Aboubacar BARRY est un auteur qui s’intéresse aux cultures africaines, d’un point de vue principalement anthropologique et psychologique. Il précise que les rwandais qui ont soutenu ce projet sont, pour la plupart d’entre eux occidentalisés. Il relève plusieurs problèmes dans ce projet, notamment son rapport à la tradition africaine, et le sens d’une démarche purement individuelle . Quel sens cela peut-il avoir pour un individu isolé d’aller déposer une pierre ? Bruce CLARKE répond à ces interrogations sur le sens du projet, en expliquant que de nombreux Rwandais se sont interprétés l’œuvre et lui ont donné de multiples significations personnelles. Enfin, pour Immaculée RAHAMATALI-RANGIRA, cette œuvre a été une manière acceptée par le pays de ne pas oublier le génocide.
  • Bernard DORAY se demande comment « refaire de la vie avec de la mort », ou comment, de manière assez improbable, refaire de la fertilité avec de la pierre. Pour une intervenante, c’est le pont entre les vivants et les morts qui est le plus intéressant dans ce projet. La mémoire s’élabore pour elle dans la reconnaissance des morts, mais aussi des vivants qui l’honorent.
Titre: Le projet du jardin de la mémoire du génocide rwandais de 1994 - Extrait de séminaire
Sous-titre: Séminaire du CEDRATE (Centre de Recherches, d'Etudes et d'Actions sur les Traumatismes et l'Exclusion). Documents sur le génocide rwandais de 1994
Auteur(s): ABOUBACAR Barry, BAQUET Serge, CLARKE Bruce, DORAY Bernard, GUTTON Philippe, MORISSEAU Linda, RAHAMATALI-RANGIRA Immaculée
Durée: 00:48:26
Date de réalisation: 01/07/2002
Lieu de réalisation: Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales/Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 190-198 avenue de France, 75013 Paris, France
Genre: Extrait d'un séminaire de recherche filmé
Cette vidéo est un extrait du séminaire du CEDRATE qui s’est tenu le 7 mai 2002, au cours duquel l'artiste Bruce CLARKE et de nombreux intervenants échangent autour de l'oeuvre commémorative du génocide rwandais intitulée "Le Jardin de la mémoire".
Constitué fin 1995, à la suite du génocide des Tutsis au Rwanda, le CEDRATE (Centre d’Enseignement, de Documentation, de Recherche et d’Action sur les Traumatismes des Enfants), se consacre à l'étude des conséquences psychologiques des situations de guerre sur les enfants. Dans ce domaine, le CEDRATE vise prioritairement au soutien des actions menées sur le terrain par les professionnels et les institutions des pays concernés. Hébergé à la Maison des Sciences de l’Homme de Paris, le CEDRATE devient en 1999 le Centre de Recherches et d’Actions sur le Traumatisme et l’Exclusion, élargissant son domaine d’intervention à l’ensemble du domaine psychosocial pour y mener des recherches et des interventions pluridisciplinaires. Le sujet débattu ici est celui du génocide rwandais de 1994.
Sujet: Sujet
Topique: Génocide du Rwanda
Mots-clés: Génocide, Rwanda, mémoire, oeuvre d'art
Localisation spatiale du sujet: Rwanda
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; 1994
Type de discours consacré au sujet: Argumentation ; Critique ; Discussion ; Interprétation ; Interrogation ; Discours mémoriel
Cette vidéo traite du génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 et de sa mémoire, à travers une discussion de l'oeuvre commémorative de Bruce CLARKE intitulée le "Jardin de la mémoire".
Sujet: Sujet
Topique: Génocide rwandais
Mots-clés: Génocide, Rwanda, oeuvre d'art, mémoire collective
Localisation spatiale du sujet: Rwanda
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Argumentation ; Critique ; Discussion ; Interprétation ; Interrogation
Cette vidéo vise à présenter la démarche de l'artiste Bruce CLARKE, ayant réalisé une oeuvre d'art intitulée la "Jardin de la mémoire", commémorant le génocide rwandais de 1994. Les implications de cette sculpture sur la mémoire liée au conflit sont débattues.
Sujet: Oeuvre discutée
Topique: Le jardin de la mémoire
Localisation spatiale du sujet: Rwanda
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Argumentation ; Critique ; Discussion ; Explication ; Interprétation ; Interrogation
"Le jardin de la mémoire" est une oeuvre d'art réalisée par l'artiste Bruce CLARKE visant à commémorer le massacre des Tutsis lors du génocide rwandais qui se déroula d'avril à juillet 1994. Le but de cette sculpture est d'arriver à 1 million de pierres, symbolisant le million de victimes que le conflit engendra.
Cette vidéo présente la création et la réalisation de cette oeuvre, ainsi que ses implications sur la mémoire liée au conflit.
Sujet: Pays
Topique: Rwanda
Mots-clés: Génocide, Rwanda, oeuvre d'art, mémoire collective
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Argumentation ; Critique ; Discussion ; Explication ; Interprétation ; Interrogation
Cette vidéo vise à présenter la démarche de l'artiste Bruce CLARKE, ayant réalisé une oeuvre d'art intitulée la "Jardin de la mémoire", commémorant le génocide rwandais de 1994. Les implications de cette sculpture sur la mémoire liée au conflit sont débattues.
Nom: ABOUBACAR
Prénom: Barry
Rôle: Participant-discutant
Fonction: Auteur
Adresse: Paris, FRANCE
Barry ABOUBACAR est écrivain, Paris, FRANCE.
Nom: BAQUET
Prénom: Serge
Rôle: Participant-discutant
Adresse: Paris, FRANCE
Serge BAQUET, Paris, FRANCE
Nom: CLARKE
Prénom: Bruce
Rôle: Intervenants avec communication
Fonction: Artiste
Adresse: Paris, FRANCE
Bruce CLARKE est artiste plasticien, Paris, FRANCE.
Nom: DORAY
Prénom: Bernard
Rôle: Participant-discutant
Fonction: Président du CEDRATE
Adresse: Paris, FRANCE
Bernard DORAY est président du CEDRATE, Paris, FRANCE.
Nom: ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme)
Rôle: Producteurs d'oeuvres audiovisuelles
Appartenance: FMSH - Fondation Maison des Sciences de l'Homme, ESCoM - Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, France
Fonction: Producteur
Adresse: Paris, FRANCE
ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme), Paris, FRANCE
Nom: GUTTON
Prénom: Philippe
Rôle: Participant-discutant
Fonction: Professeur
Adresse: Aix en Provence, FRANCE
Philippe GUTTON est professeur à l’Université d’Aix-Marseille, FRANCE.
Nom: MORISSEAU
Prénom: Linda
Rôle: Participant-discutant
Fonction: Pédopsychiatre
Adresse: Paris, FRANCE
Linda MORISSEAU est pédopsychiatre, Institut de Puériculture et de Périnatalité, Paris, FRANCE.
Type: Discussions
Discussion autour de l'oeuvre d'art de Bruce CLARKE commémorant le génocide rwandais de 1994.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour tout public
Informations relatives au génocide rwandais et à sa mémoire.
Type: Education interculturelle
Public cible: Pour tout public
Informations relatives au génocide rwandais de 1994 et à sa mémoire.
ABOUBACAR Barry, BAQUET Serge, CLARKE Bruce, DORAY Bernard, GUTTON Philippe, MORISSEAU Linda, RAHAMATALI-RANGIRA Immaculée. « Le projet du jardin de la mémoire du génocide rwandais de 1994 », Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°13, 2002, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/13
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
© ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme), Paris, FRANCE
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
© BOUKILE, El Houssine, Réalisateur, ESCoM-FMSH, Paris, FRANCE © DE PABLO, Elisabeth, Responsable éditorial, ESCoM-AAR,FMSH, Paris, FRANCE
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
© ABOUBACAR, Barry, Ecrivain, L’Harmattan, Paris, FRANCE, 2002 © BAQUET, Serge, Paris, FRANCE, 2002 © CLARKE, Bruce, Artiste plasticien, Paris, FRANCE, 2002 © DORAY, Bernard, Président du CEDRATE, Paris, FRANCE, 2002 © GUTTON, Philippe, Professeur à l’Université d’Aix-Marseille, FRANCE, 2002 © MORISSEAU, Linda, Pédopsychiatre, Institut de Puériculture et de Périnatalité, Paris, FRANCE, 2002 © RAHAMATALI-RANGIRA, Immaculée, Département Afrique de l’UNESCO, Paris, FRANCE, 2002
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
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Titre: Analyse générale d'un extrait du séminaire « Le projet du jardin de la mémoire du génocide rwandais de 1994 »
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: FRINGANT, Matthias. « Analyse générale d'un extrait de la vidéo « Le projet du jardin de la mémoire du génocide rwandais de 1994 » (Portail AGORA, 2014) : http://www.agora.msh-paris.fr/
Id analyse: 27121e28-c65d-4239-b060-7bf2be43f23c
Id vidéo: 8e57702c-7ad1-4814-bd2b-e61272e70516
Analyse de l'extrait de la vidéo « Le projet du jardin de la mémoire du génocide rwandais de 1994 » concernant le séminaire du Centre de Recherches, d’Etudes et d’Actions sur les Traumatismes et l’Exclusion (CEDRATE) du 7 mai 2002.