Le community organizing : développer le pouvoir des citoyens ? - Quelles politiques pour quelles participation? Entre désengagement de l'Etat et contre-pouvoir citoyen. ANCEL Geneviève, BACQUE Marie-Hélène, CHARMES Eric, FISCHER Robert, GLASMAN Maurice, MAZEAUD Alice

Chapitre

Titre: Présentation de la séance par Eric CHARMES
Durée: 00:03:24   [00:00:00 > 00:03:24]
Langue(s): Français
Eric CHARMES, directeur de recherche à l'Ecole Nationale de Travaux Publics de l'Etat, remplace Renaud PAYRE qui devait normalement présider cette seconde session. Celle-ci vise à discuter les objectifs du « community organizing », qui peut être mobilisé à différentes fins. En premier lieu, une animation sera effectuée avant que s'expriment 3 intervenants différents, et que leurs contributions soient discutées.
Titre: Animation de Geneviève ANCEL
Durée: 00:12:45   [00:03:24 > 00:16:10]
Langue(s): Français
Geneviève ANCEL est co-fondatrice des Dialogues en Humanités, forum d'échanges sur la question humaine situé à Lyon. Dans un premier temps, elle précise par un jeu que si les changements passent par l'intellect, les intelligences corporelles et émotionnelles ne doivent pas pour autant être laissées de côté. Son deuxième exercice met l'accent sur la découverte de l'autre et à rechercher de quelle manière il est possible d'enrichir mutuellement la puissance citoyenne.
Titre: Robert FISCHER's speech
Durée: 00:26:38   [00:16:10 > 00:42:49]
Langue(s): English
Robert FISCHER est professeur à l'université du Connecticut. Il s'intéresse aux questions relatives au community organizing depuis plus de 30 ans. Son intervention propose ici d'examiner quelques limites actuelles du community organizing, dans un contexte globalisé. En premier lieu, le mouvement néo-libéral né il y a environ 30 ans avec Margaret Thatcher et Ronald Reagan a eu un impact sur les différentes formes de cet engagement. L'objectif étant de limiter l'Etat Providence construit par les nations depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les communautés ont dès lors dû jouer un rôle dans le vide laissé par les Etats. Elles ont donc à la fois renforcé et contesté la logique néo-libérale à l’œuvre. Robert FISCHER précise que dans les pays anglo-saxons, le community organizing a pris une forme modérée, dont il examine les modalités. Il analyse ensuite les modes actuels de transformation de cette forme d'engagement. Finalement, l'accent est mis sur la polarisation et la division des mouvements communautaires et sociaux, et sur la nécessité de parvenir à un phénomène uni, se nourrissant d'analyses économiques et politiques, afin d'en augmenter l'efficacité et la portée.
Titre: Maurice GLASMAN's speech
Durée: 00:20:59   [00:42:49 > 01:03:49]
Langue(s): English
Maurice GLASMAN est professeur de théorie politique à la Metropolitan University de Londres. Il revendique l'héritage de Saul ALINSKY, sociologue américain considéré comme fondateur du groupement « d’organisateurs de communauté ». Son hypothèse principale est que le principe d'organisation peut être conçu comme une réaction aux principes libéraux de la Révolution Française, pour les raisons suivantes. Tout d'abord, l'organisation suppose qu'il y ait une compatibilité entre la religion et la citoyenneté.Les villes de Lyon, Florence, ou Londres sont ainsi pris comme des exemples où la religion et la citoyenneté se sont unies contre le marché et l'Etat. Ainsi, l'organisation n'exclut pas la religion de la participation politique et citoyenne. En second lieu, elle conteste l'idée qu'il n'existe aucun lien de médiation entre l'individu et la collectivité. Elle met l'accent sur les différentes institutions permettant ce rôle. Le community organizing insiste sur l'idée que la force vient des relations sociales, que permettent les institutions. Enfin, le dernier point sur lequel s'arrête Maurice GLASMAN est l'importance de l'intérêt personnel prôné par le community organizing. Le community organizing postule trois concepts de « force » ou de « puissance » : celui de l'argent et le pouvoir de l'Etat sont les deux premiers. Le community organizing se demande, dès lors, comment mettre en oeuvre un type de puissance lorsque l'on ne dispose pas des deux premiers. Cela est rendu possible par le troisième concept, le pouvoir des relations médié par des institutions et par la citoyenneté, permettant ainsi une action effective. Maurice GLASMAN déplace ensuite le sujet sur ses recherches actuelles, concernant deux types de community organizing en Angleterre, celui porté par les conservateurs, et celui du parti travailliste. En définitive, le chercheur indique que si le community organizing semble être un enjeu actuel, c'est en raison de l'effondrement de deux grands modèles, qui sont l'Etat Providence et le secteur privé.
Titre: Intervention de Marie-Hélène BACQUE
Durée: 00:21:58   [01:03:49 > 01:25:47]
Langue(s): Français
Marie-Hélène BACQUE est sociologue à l'université Paris Ouest de Nanterre. Selon elle, un regain d'intérêt pour les méthodes d'organisation collectives collectives à l'étranger a eu lieu lors de ces dernières années, au moment d'une recomposition du rôle de la puissance publique en France, et d'une supposée désaffection du politique. La question principale qu'elle pose alors est de savoir si le community organizing peut être considéré comme un mode de gestion sociale s'appuyant sur la mobilisation des citoyens, et de quelle manière il est possible de le considérer. En effet, il semble être pris entre deux tensions, qui sont d'une part un désengagement de l'Etat, et de l'autre, un contre-pouvoir citoyen. En première partie, la chercheuse revient sur les divers héritages du community organizing, comme l'expérience des settlement houses, Saul ALINSKY qui développa un modèle d'organisation collective, le mouvement noir et urbain des années 1970, etc... Il semble ainsi possible de dresser une typologie du community organizing : -les mobilisations communautaires souvent circonscrites et parfois peu progressistes. -le développement communautaire, qui tend vers l'amélioration d'un territoire. -la gestion sociale communautaire, qui vise à fournir des services sociaux et culturels pour les habitants d'un territoire. Ainsi, on s'aperçoit que l'intervention communautaire peut être mobilisée au service de projets très différents. Marie-Hélène BACQUE s'arrête ensuite sur le terme d'empowerment, souvent accolé au community organizing, difficilement traduisible en français et aussi utilisé à diverses fins. La deuxième partie se tourne vers les différentes formes politiques en lien avec diverses participations, afin de comprendre comment sont mobilisés le community organizing et l'empowerment aux Etats-Unis. Son analyse permet de voir que le terme a été utilisé à la fois dans la rhétorique républicaine de gestion de la pauvreté, mais aussi par la « troisième voie » de Bill Clinton. Le community organizing est ainsi perçu comme instrument d'inclusion sociale. Les limites de ces deux conceptions sont soulignées, ce qui mène la chercheuse vers sa conclusion, qui prend la forme de propositions. En définitive, Marie-Hélène BACQUE suggère une troisième interprétation possible de ces deux termes, qui prendrait à la fois en compte les enjeux de pouvoir, les savoirs et les expériences des citoyens, et enfin les enjeux de reconnaissance de groupes et de justice sociale.
Titre: Intervention d'Alice MAZEAUD
Durée: 00:11:26   [01:25:47 > 01:37:14]
Langue(s): Français
Alice MAZEAUD, est maître de conférences en science politique à l'université de La Rochelle. Un de ses thèmes de recherches central concerne la participation politique. Son objectif est de réagir aux trois présentations faites précédemment lors de cette session. La première réflexion concerne l'idée d'une défaite du community organizing, au moment où cette notion serait noyée par le néolibéralisme. Elle part de ce paradoxe pour souligner le fait que le community organizing est un outil au service d'un projet politique particulier, qu'il s'agit de questionner et de clarifier. Par ailleurs, l'accent mis sur les méthodes et les techniques d'organisation ne laisserait-il pas de côté le projet à proprement parler politique ? La seconde réflexion renvoie à l'intitulé de la session. La puissance de l'Etat et celle des citoyens est ainsi posée comme opposée, ce qui met de côté la complexité des liens entretenus par ces deux formes de pouvoir, et les différentes modalités ressources des acteurs. Alice MAZEAUD introduit ensuite l'idée du « piège du partenariat ». L'institutionnalisation de la participation aurait des effets pervers, évacuant la conflit au sein de la société et entre les groupes sociaux. Enfin, la question du conflit peut être posée entre les communautés, mais aussi de manière plus radicale , au niveau des structures économiques et politiques. L'articulation de cette conflictualité plus large avec celle communautaire semble être à questionner.
Titre: Questions et débat
Durée: 00:41:13   [01:37:14 > 02:18:27]
Langue(s): Français
Question 1 : Il est demandé à Marie-Hélène BACQUE d'illustrer la typologie du community organizing qu'elle a dressé par des exemples français. Question 2 : Quels sont les éléments d'organisation communautaire repris par les politiques publiques américaines, anglaises et canadiennes ? Question 3 : Le community organizing s'est développé dans les villes mais aussi en milieu rural. Au niveau urbain, comment mobiliser au delà de l'échelle du quartier, par exemple au niveau de l'agglomération ? Question 4 : Concernant l'intervention de Marie-Hélène BACQUE, s'agit-il de renforcer la démocratie ou alors de mettre à l'ordre du jour un agenda politique précis ? Question 5 : Dans les pays anglo-saxons, les organisations communautaires sont-elles à la fois un espace de revendication et de construction ? Question 6 : Une analyse de la montée du fait religieux en France peut-elle être faite en lien avec le community organizing ? Comment ce mouvement prend-il place aux Etats-Unis ? Question 7 : Quelle place le citoyen peut-il en France avoir pour participer à la démocratie ?

7 chapitres.
  • Eric CHARMES, directeur de recherche à l'Ecole Nationale de Travaux Publics de l'Etat, remplace Renaud PAYRE qui devait normalement présider cette seconde session. Celle-ci vise à discuter les objectifs du « community organizing », qui peut être mobilisé à différentes fins. En premier lieu, une animation sera effectuée avant que s'expriment 3 intervenants différents, et que leurs contributions soient discutées.
  • Geneviève ANCEL est co-fondatrice des Dialogues en Humanités, forum d'échanges sur la question humaine situé à Lyon. Dans un premier temps, elle précise par un jeu que si les changements passent par l'intellect, les intelligences corporelles et émotionnelles ne doivent pas pour autant être laissées de côté. Son deuxième exercice met l'accent sur la découverte de l'autre et à rechercher de quelle manière il est possible d'enrichir mutuellement la puissance citoyenne.
  • Robert FISCHER est professeur à l'université du Connecticut. Il s'intéresse aux questions relatives au community organizing depuis plus de 30 ans. Son intervention propose ici d'examiner quelques limites actuelles du community organizing, dans un contexte globalisé. En premier lieu, le mouvement néo-libéral né il y a environ 30 ans avec Margaret Thatcher et Ronald Reagan a eu un impact sur les différentes formes de cet engagement. L'objectif étant de limiter l'Etat Providence construit par les nations depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les communautés ont dès lors dû jouer un rôle dans le vide laissé par les Etats. Elles ont donc à la fois renforcé et contesté la logique néo-libérale à l’œuvre. Robert FISCHER précise que dans les pays anglo-saxons, le community organizing a pris une forme modérée, dont il examine les modalités. Il analyse ensuite les modes actuels de transformation de cette forme d'engagement. Finalement, l'accent est mis sur la polarisation et la division des mouvements communautaires et sociaux, et sur la nécessité de parvenir à un phénomène uni, se nourrissant d'analyses économiques et politiques, afin d'en augmenter l'efficacité et la portée.
  • Maurice GLASMAN est professeur de théorie politique à la Metropolitan University de Londres. Il revendique l'héritage de Saul ALINSKY, sociologue américain considéré comme fondateur du groupement « d’organisateurs de communauté ». Son hypothèse principale est que le principe d'organisation peut être conçu comme une réaction aux principes libéraux de la Révolution Française, pour les raisons suivantes. Tout d'abord, l'organisation suppose qu'il y ait une compatibilité entre la religion et la citoyenneté.Les villes de Lyon, Florence, ou Londres sont ainsi pris comme des exemples où la religion et la citoyenneté se sont unies contre le marché et l'Etat. Ainsi, l'organisation n'exclut pas la religion de la participation politique et citoyenne. En second lieu, elle conteste l'idée qu'il n'existe aucun lien de médiation entre l'individu et la collectivité. Elle met l'accent sur les différentes institutions permettant ce rôle. Le community organizing insiste sur l'idée que la force vient des relations sociales, que permettent les institutions. Enfin, le dernier point sur lequel s'arrête Maurice GLASMAN est l'importance de l'intérêt personnel prôné par le community organizing. Le community organizing postule trois concepts de « force » ou de « puissance » : celui de l'argent et le pouvoir de l'Etat sont les deux premiers. Le community organizing se demande, dès lors, comment mettre en oeuvre un type de puissance lorsque l'on ne dispose pas des deux premiers. Cela est rendu possible par le troisième concept, le pouvoir des relations médié par des institutions et par la citoyenneté, permettant ainsi une action effective. Maurice GLASMAN déplace ensuite le sujet sur ses recherches actuelles, concernant deux types de community organizing en Angleterre, celui porté par les conservateurs, et celui du parti travailliste. En définitive, le chercheur indique que si le community organizing semble être un enjeu actuel, c'est en raison de l'effondrement de deux grands modèles, qui sont l'Etat Providence et le secteur privé.
  • Marie-Hélène BACQUE est sociologue à l'université Paris Ouest de Nanterre. Selon elle, un regain d'intérêt pour les méthodes d'organisation collectives collectives à l'étranger a eu lieu lors de ces dernières années, au moment d'une recomposition du rôle de la puissance publique en France, et d'une supposée désaffection du politique. La question principale qu'elle pose alors est de savoir si le community organizing peut être considéré comme un mode de gestion sociale s'appuyant sur la mobilisation des citoyens, et de quelle manière il est possible de le considérer. En effet, il semble être pris entre deux tensions, qui sont d'une part un désengagement de l'Etat, et de l'autre, un contre-pouvoir citoyen. En première partie, la chercheuse revient sur les divers héritages du community organizing, comme l'expérience des settlement houses, Saul ALINSKY qui développa un modèle d'organisation collective, le mouvement noir et urbain des années 1970, etc... Il semble ainsi possible de dresser une typologie du community organizing : -les mobilisations communautaires souvent circonscrites et parfois peu progressistes. -le développement communautaire, qui tend vers l'amélioration d'un territoire. -la gestion sociale communautaire, qui vise à fournir des services sociaux et culturels pour les habitants d'un territoire. Ainsi, on s'aperçoit que l'intervention communautaire peut être mobilisée au service de projets très différents. Marie-Hélène BACQUE s'arrête ensuite sur le terme d'empowerment, souvent accolé au community organizing, difficilement traduisible en français et aussi utilisé à diverses fins. La deuxième partie se tourne vers les différentes formes politiques en lien avec diverses participations, afin de comprendre comment sont mobilisés le community organizing et l'empowerment aux Etats-Unis. Son analyse permet de voir que le terme a été utilisé à la fois dans la rhétorique républicaine de gestion de la pauvreté, mais aussi par la « troisième voie » de Bill Clinton. Le community organizing est ainsi perçu comme instrument d'inclusion sociale. Les limites de ces deux conceptions sont soulignées, ce qui mène la chercheuse vers sa conclusion, qui prend la forme de propositions. En définitive, Marie-Hélène BACQUE suggère une troisième interprétation possible de ces deux termes, qui prendrait à la fois en compte les enjeux de pouvoir, les savoirs et les expériences des citoyens, et enfin les enjeux de reconnaissance de groupes et de justice sociale.
  • Alice MAZEAUD, est maître de conférences en science politique à l'université de La Rochelle. Un de ses thèmes de recherches central concerne la participation politique. Son objectif est de réagir aux trois présentations faites précédemment lors de cette session. La première réflexion concerne l'idée d'une défaite du community organizing, au moment où cette notion serait noyée par le néolibéralisme. Elle part de ce paradoxe pour souligner le fait que le community organizing est un outil au service d'un projet politique particulier, qu'il s'agit de questionner et de clarifier. Par ailleurs, l'accent mis sur les méthodes et les techniques d'organisation ne laisserait-il pas de côté le projet à proprement parler politique ? La seconde réflexion renvoie à l'intitulé de la session. La puissance de l'Etat et celle des citoyens est ainsi posée comme opposée, ce qui met de côté la complexité des liens entretenus par ces deux formes de pouvoir, et les différentes modalités ressources des acteurs. Alice MAZEAUD introduit ensuite l'idée du « piège du partenariat ». L'institutionnalisation de la participation aurait des effets pervers, évacuant la conflit au sein de la société et entre les groupes sociaux. Enfin, la question du conflit peut être posée entre les communautés, mais aussi de manière plus radicale , au niveau des structures économiques et politiques. L'articulation de cette conflictualité plus large avec celle communautaire semble être à questionner.
  • Question 1 : Il est demandé à Marie-Hélène BACQUE d'illustrer la typologie du community organizing qu'elle a dressé par des exemples français. Question 2 : Quels sont les éléments d'organisation communautaire repris par les politiques publiques américaines, anglaises et canadiennes ? Question 3 : Le community organizing s'est développé dans les villes mais aussi en milieu rural. Au niveau urbain, comment mobiliser au delà de l'échelle du quartier, par exemple au niveau de l'agglomération ? Question 4 : Concernant l'intervention de Marie-Hélène BACQUE, s'agit-il de renforcer la démocratie ou alors de mettre à l'ordre du jour un agenda politique précis ? Question 5 : Dans les pays anglo-saxons, les organisations communautaires sont-elles à la fois un espace de revendication et de construction ? Question 6 : Une analyse de la montée du fait religieux en France peut-elle être faite en lien avec le community organizing ? Comment ce mouvement prend-il place aux Etats-Unis ? Question 7 : Quelle place le citoyen peut-il en France avoir pour participer à la démocratie ?
Titre: Le community organizing : développer le pouvoir des citoyens ? - Quelles politiques pour quelles participation? Entre désengagement de l'Etat et contre-pouvoir citoyen
Auteur(s): ANCEL Geneviève, BACQUE Marie-Hélène, CHARMES Eric, FISCHER Robert, GLASMAN Maurice, MAZEAUD Alice
Durée: 02:18:27
Date de réalisation: 14/03/2012
Lieu de réalisation: Laboratoire RIVES, Rue Maurice Audin, 69158 Vaulx-en-Velin, FRANCE.
Genre: Colloque filmé
Langue(s): English ; Français
Cette deuxième session du colloque « Le community organizing : développer le pouvoir des citoyens ? » organisé par l'Ecole Nationale des Travaux Publics de l'Etat dans le cadre de la chaire UNESCO « Politiques urbaines et citoyenneté », aborde le thème plus spécifique du désengagement de l'Etat et des contre-pouvoirs citoyens se mettant en place. Ainsi, trois universitaires spécialistes des sciences sociales analyseront les caractéristiques, transformations et limites contemporaines des mouvements d'organisation communautaires. Une politologue réagira ensuite à ces interventions, avant que la session soit clôturée par un débat entre l'audience et la tribune.
Sujet: Sujet
Topique: Community organizing
Mots-clés: community organizing, communauté, intérêts communs, proximité
Localisation spatiale du sujet: Etats-Unis d'Amérique ; France ; Royaume Uni
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Argumentation ; Bilan historique ; Débat ; Description ; Discussion ; Explication ; Exposé spécialisé ; Exposé théorique
L'ensemble du colloque s'intéresse au thème du "community organizing", processus de promotion d'intérêts communs pour des individus vivant à proximité.
Sujet: Sujet
Topique: Community organizing et citoyens
Mots-clés: community organizing, citoyens, action
Context social (PESTEL): Contexte politique
Context social (PESTEL): Contexte socioculturel
Libellé: Le community organizing, l'Etat, et les citoyens
Mots-clés: community organizing, Etat, désengagement, contre-pouvoirs, citoyens
Localisation spatiale du sujet: Etats-Unis d'Amérique ; France ; Royaume Uni
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Argumentation ; Bilan historique ; Description ; Dialogue ; Discussion ; Exposé spécialisé ; Exposé théorique
L'ensemble de ce colloque étudie le "community organizing", et cherche par là à éclairer les liens entre ce processus et l'action citoyenne.
Plus spécifiquement la session met l'accent sur le désengagement de l'Etat et les contre-pouvoirs citoyens se mettant en place, au sein du mouvement global de "community organizing".
Sujet: Sujet
Topique: Société civile
Domaine: Théorie politique
Domaine: Vie politique contemporaine
Mots-clés: science politique, théorie politique, vie contemporaine, société civile
Libellé: Le community organizing, l'Etat, et les citoyens
Mots-clés: community organizing, Etat, désengagement, contre-pouvoirs, citoyens
Localisation spatiale du sujet: Etats-Unis d'Amérique ; France ; Royaume Uni
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Argumentation ; Bilan historique ; Débat ; Description ; Discussion ; Explication ; Exposé spécialisé ; Exposé théorique
La session de ce colloque analyse certains pans de la vie politique contemporaine à travers l'action des membres de la société civile. Elle mobilise ainsi des théories politiques pour étudier cette objet.
Plus spécifiquement la session met l'accent sur le désengagement de l'Etat et les contre-pouvoirs citoyens se mettant en place, au sein du mouvement global de "community organizing".
Sujet: Sujet
Topique: Sociologie du développement
Domaine: Sociologie politique
Mots-clés: Colloque, sociologie politique, sociologie du développement.
Libellé: Le community organizing, l'Etat, et les citoyens
Mots-clés: community organizing, Etat, désengagement, contre-pouvoirs, citoyens
Localisation spatiale du sujet: Etats-Unis d'Amérique ; France ; Royaume Uni
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Argumentation ; Bilan historique ; Débat ; Description ; Discussion ; Exposé spécialisé
Cette session du colloque en sciences sociales consacré au community organizing fait intervernir des sociologues politiques et du développement.
Plus spécifiquement la session met l'accent sur le désengagement de l'Etat et les contre-pouvoirs citoyens se mettant en place, au sein du mouvement global de "community organizing".
Nom: ANCEL
Prénom: Geneviève
Rôle: Intervenants avec communication
Fonction: Co-fondatrice des Dialogues en Humanité
Adresse: Paris, FRANCE
Geneviève ANCEL est co-fondatrice des Dialogues en Humanités, Lyon, FRANCE.
Nom: CHARMES
Prénom: Eric
Rôle: Organisateurs
Fonction: Directeur de recherche
Adresse: Vaulx-en-Velin, FRANCE
Eric CHARMES est directeur de recherche à l'Ecole Nationale de Travaux Publics de l'Etat, Université de Lyon, Vaulx-en-Velin, FRANCE.
Nom: FISCHER
Prénom: Robert
Rôle: Intervenants avec communication
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Professeur
Adresse: Storrs, ETATS-UNIS
Robert FISCHER est professeur à la Connecticut University, Storrs, ETATS-UNIS.
Nom: GLASMAN
Prénom: Maurice
Rôle: Intervenants avec communication
Fonction: Professeur de théorie politique
Adresse: Londres, ANGLETERRE
Maurice GLASMAN est professeur de théorie politique à la Metropolitan University de Londres, ANGLETERRE.
Nom: MAZEAUD
Prénom: Alice
Rôle: Participant-discutant
Fonction: Maître de conférence en science politique
Adresse: La Rochelle, FRANCE
Alice MAZEAUD est maître de conférences en science politique à l'niversité de La Rochelle, FRANCE.
Nom: WITTNER
Prénom: Laurette
Rôle: Responsables
Fonction: Enseignant-chercheur
Adresse: Vaulx-en-Velin, FRANCE
Laurette WITTNER est enseignant-chercheur au laboratoire Recherches Interdisciplinaires Ville Espace Société (RIVES) de l'Ecole nationale des travaux publics de l'État, Vaulx-en-Velin, FRANCE.
Type: Sites web
Url: http://www.entpe.fr/
Site de l'Ecole Nationale des Travaux Publics de l'Etat.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour tout public
Colloque destiné aux recherches en sciences politiques, mais aussi à tout individu intéressé par le community organizing.
ANCEL Geneviève, BACQUE Marie-Hélène, CHARMES Eric, FISCHER Robert, GLASMAN Maurice, MAZEAUD Alice. «Le community organizing : développer le pouvoir des citoyens ? - Quelles politiques pour quelles participation? Entre désengagement de l'Etat et contre-pouvoir citoyen», Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°2248, 2012, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/2248
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
© ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme), Paris, FRANCE
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
© Audiovisuel ENTPE, Vaulx-en-Velin, FRANCE © DE PABLO, Elisabeth, responsable éditorial, ESCoM-AAR,FMSH, Paris, FRANCE © MAREGLIA, Laura, Monteuse, ESCoM-AAR/FMSH, Paris, FRANCE
Type: Droit d'auteur relatif à la traduction du document source
© FRINGANT, Matthias, Paris, FMSH-ESCoM, 2014
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
© ANCEL, Geneviève, Co-fondatrice des Dialogues en Humanités, Dialogues en Humanités, Lyon, FRANCE, 2012 © BACQUE, Marie-Hélène, Sociologue, Université Paris Ouest, Nanterre, FRANCE, 2012 © CHARMES, Eric, Directeur de recherche, ENTPE, Ecole Nationale de Travaux Publics de l'Etat, Université de Lyon, Vaulx-en-Velin, FRANCE, 2012 © FISCHER, Robert, Professeur, Connecticut University, Storrs, ETATS-UNIS, 2012 © GLASMAN, Maurice, Professeur de théorie politique, Metropolitan University, Londres, ANGLETERRE, 2012 © MAZEAUD, Alice, Maître de conférences en science politique, Université de La Rochelle, La Rochelle, FRANCE, 2012
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler sa paternité (son ou ses auteurs), vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/
Titre: Analyse de la vidéo «Le community organizing : développer le pouvoir des citoyens ? - Quelles politiques pour quelles participation? Entre désengagement de l'Etat et contre-pouvoir citoyen»
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: FRINGANT, Matthias. Analyse de la vidéo «Le community organizing : développer le pouvoir des citoyens ? - Quelles politiques pour quelles participation? Entre désengagement de l'Etat et contre-pouvoir citoyen» (Portail AGORA, 2014): http://www.agora.msh-paris.fr
Id analyse: 1ffc1c37-5a3e-4ff1-ad23-29ed8b56d59f
Id vidéo: a6a072ec-a978-45e0-b69f-60c5b778f4a7