Traite atlantique des esclaves et transformations des cultures africaines. THIOUB Ibrahima

Chapitre

Titre: Introduction par João CARAÇA
Durée: 00:02:53   [00:00:00 > 00:02:53]
João CARAÇA est directeur du Centre Culturel de la Fondation Calouste Gulbenkian à Paris, qui a pour objectifs généraux de mener des activités liées aux arts, à l’éducation, à la science et à la philanthropie. Après avoir rappelé un des rôles centraux des fondations qui est de favoriser la diffusion des connaissances, permettant ainsi une prise de décision efficace, il explique brièvement que l’intérêt de cette conférence est de donner des clés de réflexion sur la place de l’Afrique dans le monde.
Titre: Présentation par Jean-Pierre DOZON
Durée: 00:05:41   [00:02:53 > 00:08:35]
Jean-Pierre DOZON est anthropologue africaniste, et directeur scientifique de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme. Ses travaux principaux concernent les liens entre politique et religion, et les relations franco-africaines. Cette chaire du Collège d’Etudes Mondiales est la 5ème à être inaugurée. Il rappelle le rôle du Collège d’Etudes Mondiales, qui est de « mettre au cœur de la réflexion des sciences sociales les ressorts et les enjeux de la globalisation ». Il présente ensuite Ibrahima THIOUB, professeur d’histoire à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar et directeur du centre Africain de recherche sur les traites et les esclavages. Il a ouvert de nouveaux champs de recherche, en étudiant par exemple l’histoire des prisons en Afrique, inexploité avant lui. Selon ce dernier, la question de la traite des esclaves n’est pas uniquement une question d’histoire, mais se trouve aujourd’hui posée dans un certain nombre de sociétés.
Titre: Présentation et remerciements
Sous-titre: Conférence
Durée: 00:05:13   [00:08:35 > 00:13:48]
La question de la traite des esclaves occupe Ibrahima THIOUB depuis environ 10 ans. Ayant travaillé sur l’enfermement, il a ensuite fait glisser son regard sur la captivité, la seconde étant souvent provoquée par la première.
Titre: Introduction
Sous-titre: Conférence
Durée: 00:09:33   [00:13:48 > 00:23:22]
Genre: Extrait de conférence filmée
Les recherches sur la traite atlantique en termes de culture ont été négligées dans l’ensemble des travaux réalisés sur ce phénomène. C’est ce que se propose d’amorcer ici Ibrahima THIOUB, pour la création de cette nouvelle chaire.
Au moment où de nombreux Africains étaient soumis à l’esclavage, plusieurs sociétés contemporaines de ce phénomène étaient en passe de l’éliminer de leurs modes de production intérieurs. De l’antiquité jusqu’aux temps modernes, des sociétés ont privé des individus de leur liberté, dans des régimes politiques, sociaux et économiques différents. La problématique centrale est que ce phénomène ne se trouve pas uniquement dans les sociétés à système esclavagiste, comme l’esclavage moderne (qui est né et s’est développé avec le capitalisme) le montre. Cette conférence ne s’occupe donc pas de la mémoire de l’esclavage mais de cette conjonction entre esclavage et capitalisme, afin d’ouvrir des pistes de réflexion pour cette chaire. Après avoir fait l’état des lieux des thèmes de recherche liés à cet objet (tels que les études quantitatives, les études démographiques menées par Charles BECKER, ou encore celles centrées sur la dimension politique), Ibrahima THIOUB précise que cette expérience occupe toujours une place centrale dans l’Afrique contemporaine et la construction de son rapport à l’autre. Si des avancées ont eu lieu sur l’historiographie de la traite, en débat avec ses mémoires, elles présentent un angle mort sur l’étude des dimensions culturelles de l’impact de la traite atlantique sur les sociétés africaines. Cette entrée par la culture, si elle pose des problèmes méthodologiques nouveaux nécessitant un rapprochement entre disciplines pour l’étudier efficacement, permet une nouvelle approche du phénomène. Lors de cette conférence, la culture est comprise, dans un sens large, comme « les savoirs, les croyances, créations et créativités, et leurs expressions dans la vie quotidienne, du vêtement à l’aliment, de la langue parlée et écrite aux arts plastiques et visuels. » Enfin, il faut noter que des variations importantes d’exposition des sociétés africaines à la traite atlantique existent et doivent être gardées en mémoire pour progresser dans la réflexion.
Titre: L'appropriation de ressources culturelles par les groupes dominants de la traite
Sous-titre: Conférence
Durée: 00:19:20   [00:23:22 > 00:42:42]
Le but de cette partie est de comprendre des phénomènes culturels spécifiques, qui, étudiés en dehors de la culture locale, ont servi d’instrument de légitimation de la traite atlantique.
Ibrahima THIOUB commence par mettre en évidence deux fonctions de l’Etat : la fonction guerrière et la fonction nourricière. Avec la traite atlantique, l’Etat prédateur s’est substitué à l’Etat nourricier, et ce renversement n’a pas cessé lors de la fin de la traite. Ainsi, la fête des coutumes au Dahomey, étudiée par Catherine COQUERY-VIDROVITCH illustre cette idée : Par son exubérance, son ampleur et son caractère grandiose, le pouvoir royal Dahoméen s’empare d’une ressource culturelle et religieuse et l’utilise pour légitimer son hégémonie. Un exemple d’un autre registre est l’étude de la fête de l’homme riche dans le Golfe de Guinée par Harris MEMEL-FOTE. Dans celle-ci, l’absence de sacrifice humain, en raison de l’éthos marchand, distingue cette fête de celles des coutumes du Dahomey, où dominent l’ethos militaire et l’affichage du pouvoir politique. Cependant, ces deux manifestations ont en commun de redistribuer et détruire massivement des biens de prestige issus d’activités de prédation récemment introduites dans la société, aussi bien dans l’espace séculier que religieux. Le bien de prestige est un ici perçu comme un instrument de distinction sociale, dont la capacité de destruction pour son propriétaire permet cette distinction. Ibrahima THIOUB s’arrête cependant un moment sur les sacrifices humains, qui doivent être traités avec précaution :iIl précise qu’ils ne doivent pas être considérés comme une spécificité africaine, mais doivent être étudiés historiquement dans le contexte de la traite atlantique. On comprend ainsi qu’ils permettaient à une catégorie d’individus de renforcer leur nouveau statut ou légitimer leur pratique. En somme, Ibrahima THIOUB montre que les idéologues européens de la colonisation ont décontextualisé et instrumentalisé ces pratiques, les qualifiant de « sauvages » afin de légitimer la traite.
Titre: Les mutations du champ religieux
Sous-titre: Conférence
Durée: 00:13:37   [00:42:44 > 00:56:21]
Cette partie s’attache plus précisément à l’étude de la sphère religieuse, pour illustrer le fait que les sociétés africaines ont eu un sujet d’acteur (et non pas simplement de victimes) dans le phénomène de la traite atlantique.
L’entrée dans le monde marchand va transformer la sphère du culte, puisque progressivement, cette dernière va servir à se protéger des pratiques marchandes destructrices de la société. Cette mutation religieuse valide le phénomène de différenciation sociale décrit précédemment. Des sociétés égalitaires vont être transformées, comme en attestent par exemple ces changements. Des groupes subalternes ont eux aussi recours à des ressources culturelles pour se prémunir du système de traite et de son économie de violence. Ibrahima THIOUB fait l’hypothèse que l’origine de parenté à plaisanterie (ou du moins un recyclage de ce système) doit être recherchée, sous réserve de recherches futures, dans la traite atlantique, afin de se protéger contre la prédation du système de traite. De nombreux domaines culturels ont été profondément modifiés par la traite atlantique. Un rapprochement de l’histoire et de l’anthropologie permettrait d’approfondir ces recherches encore superficielles.
Titre: Conclusion
Sous-titre: Conférence
Durée: 00:05:17   [00:56:21 > 01:01:39]
Ibrahima THIOUB conclut en pécisant que cette conférence n'est que l'ouverture de recherches à venir sur la question de la traite des esclaves.
En conclusion, Ibrahima THIOUB précise qu’il n’a pas réalisé une étude approfondie de l’impact culturel introduit par la traite des esclaves. Il s’agit uniquement d’une présentation permettant de suggérer de nouvelles pistes de recherche pour cette chaire récemment créée. Cet impact culturel a été le plus négligé des études sur l’histoire de la traite atlantique des esclaves, notamment sur les sociétés africaines d’hier et d’aujourd’hui. Cette négligence quant à l’étude des institutions et ressources culturelles dans l’historiographie semble voiler les stratégies importantes mises en œuvre par les sociétés africaines, y compris les plus esclavagistes, pour contrôler les effets dévastateurs des traites. Les sources et l’interprétation de celles-ci posent problème. Cependant, cet angle d’attaque permet de redonner une autre dimension de sujet aux sociétés africaines, qui n’étaient pas seulement victimes, mais ont aussi eu la capacité de travailler la question de la traite atlantique. L’ouvrage de G. Ugo NWOKEJI sur la baie du Biafra montre que certains phénomènes ne peuvent se comprendre sans être mis en relation avec la culture locale. Les sociétés africaines n’ont pas été complètement désarmées par la demande atlantique, et y ont répondu avec les ressources disponibles. On voit donc l’importance de centrer le questionnement sur la dimension culturelle.
Titre: Discussion
Durée: 00:16:13   [01:01:39 > 01:17:53]
Questions autour de la définition du capitalisme, du basculement entre sociétés nourricières et prédatrices, et sur le rôle des fils d'esclaves brésiliens catholiques dans le phénomène de traite.

8 chapitres.
  • João CARAÇA est directeur du Centre Culturel de la Fondation Calouste Gulbenkian à Paris, qui a pour objectifs généraux de mener des activités liées aux arts, à l’éducation, à la science et à la philanthropie. Après avoir rappelé un des rôles centraux des fondations qui est de favoriser la diffusion des connaissances, permettant ainsi une prise de décision efficace, il explique brièvement que l’intérêt de cette conférence est de donner des clés de réflexion sur la place de l’Afrique dans le monde.
  • Jean-Pierre DOZON est anthropologue africaniste, et directeur scientifique de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme. Ses travaux principaux concernent les liens entre politique et religion, et les relations franco-africaines. Cette chaire du Collège d’Etudes Mondiales est la 5ème à être inaugurée. Il rappelle le rôle du Collège d’Etudes Mondiales, qui est de « mettre au cœur de la réflexion des sciences sociales les ressorts et les enjeux de la globalisation ». Il présente ensuite Ibrahima THIOUB, professeur d’histoire à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar et directeur du centre Africain de recherche sur les traites et les esclavages. Il a ouvert de nouveaux champs de recherche, en étudiant par exemple l’histoire des prisons en Afrique, inexploité avant lui. Selon ce dernier, la question de la traite des esclaves n’est pas uniquement une question d’histoire, mais se trouve aujourd’hui posée dans un certain nombre de sociétés.
  • Extrait de conférence filmée. Les recherches sur la traite atlantique en termes de culture ont été négligées dans l’ensemble des travaux réalisés sur ce phénomène. C’est ce que se propose d’amorcer ici Ibrahima THIOUB, pour la création de cette nouvelle chaire.
  • Ibrahima THIOUB conclut en pécisant que cette conférence n'est que l'ouverture de recherches à venir sur la question de la traite des esclaves.
  • Questions autour de la définition du capitalisme, du basculement entre sociétés nourricières et prédatrices, et sur le rôle des fils d'esclaves brésiliens catholiques dans le phénomène de traite.
Titre: Traite atlantique des esclaves et transformations des cultures africaines
Sous-titre: Conférence inaugurale d’Ibrahima THIOUB (CEM)
Auteur(s): THIOUB Ibrahima
Date de réalisation: 08/11/2012
Lieu de réalisation: Fondation Calouste Gulbenkian 39, bd de la Tour-Maubourg 75007 Paris FRANCE
Genre: Conférence filmée
Langue(s): Français
Cette conférence, à l’occasion de l’inauguration de la chaire "Traite atlantique et esclavage" du Collège d'Etudes Mondiales, cherche à présenter de nouvelles pistes de réflexion. Les recherches sur la traite atlantique en termes de culture ont été négligées dans l’ensemble des travaux réalisés à ce sujet, alors que cette expérience occupe toujours une place centrale dans l’Afrique contemporaine et la construction de son rapport à l’autre. Cette entrée par la culture, si elle pose des problèmes méthodologiques nouveaux nécessitant un rapprochement entre disciplines pour étudier ce phénomène efficacement, en permet une nouvelle approche, ici proposée par Ibrahima THIOUB.
Les recherches autour de la question de la traite des esclaves occupent Ibrahima THIOUB depuis une dizaine d'années. Celles-ci s'inscrivent dans le cadre du Collège d'Etudes Mondiales, dont un des buts est de mettre les sciences sociales au service d'une réflexion autour des enjeux de la mondialisation. En effet, selon le chercheur, le phénomène de la traite des esclaves n'est pas seulement une question de mémoire, mais est au cœur d'un certain nombre de sociétés contemporaines. Ainsi, Ibrahima THIOUB après avoir fait l'état des lieux des recherches en la matière, précise que l'approche culturelle du phénomène a été négligée. Si celle-ci pose de nouveaux types de problèmes, notamment méthodologiques, elle permet en revanche de donner un nouvel éclairage historique sur la traite atlantique. Dans un premier temps, l'historien étudie l'appropriation de ressources culturelles par les groupes dominants de la traite. Dans une deuxième partie, il se centre davantage sur les mutations du champ spirituel et religieux des sociétés africaines, en lien avec la traite. Cet exposé permet en somme de comprendre que les populations africaines, s'étant saisies de la question de la traite, ont eu une dimension d'acteur, et non pas seulement de victime, comme il est communément admis. Ibrahima THIOUB espère ainsi stimuler de nouvelles réflexions sur cette question à travers l'approche culturelle, encore largement inexploitée et pourtant riche de sens.
Lien: Ibrahima THIOUB
Sujet: Sujet
Topique: Histoire de l'Afrique de l'Ouest
Libellé: Histoire de l'esclavage en Afrique
Mots-clés: Esclavage, Afrique
Localisation spatiale du sujet: Afrique de l'Ouest‎
Localisation temporelle du sujet: Temps modernes, Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C. ; XXe siècle ap. J.-C. ; XIXe siècle ap. J.-C. ; XVIIIe siècle ap. J.-C. ; XVIIe siècle ap. J.-C. ; XVIe siècle ap. J.-C.
Période s'échelonnant du XVIème au XXIème siècles.
Epoque de la traite atlantique
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Critique ; Evaluation critique' ; Exposé historique ; Exposé scientifique ; Exposé spécialisé ; Exposé théorique
Ibrahima THIOUB aborde l’histoire de l’esclavage en Afrique par une approche culturelle.
Sujet: Sujet
Topique: Représentation de l'esclavage
Mots-clés: acteur, victime
Localisation temporelle du sujet: Temps modernes, Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C. ; XXe siècle ap. J.-C. ; XIXe siècle ap. J.-C. ; XVIIIe siècle ap. J.-C. ; XVIIe siècle ap. J.-C. ; XVIe siècle ap. J.-C.
Epoque de la traite
Type de discours consacré au sujet: Argumentation ; Critique ; Hypothèse ; Interprétation
Le but principal de cette présentation est de redonner aux populations africaines un statut d'acteur, et non pas simplement de victimes, en montrant que celles-ci se sont appropriées et ont travaillé la question de la traite.
Nom: CARAÇA
Prénom: João
Rôle: Présentateurs de conférences
Appartenance: Institutions en France
Fonction: Directeur du Centre Culturel de la Fondation Calouste Gulbenkian
Adresse: Paris, France
João CARAÇA est directeur du Centre Culturel de la Fondation Calouste Gulbenkian à Paris.
Nom: DOZON
Prénom: Jean-Pierre
Rôle: Présentateurs de conférences
Appartenance: FMSH - Fondation Maison des Sciences de l'Homme, Paris, France
Fonction: Directeur scientifique de la FMSH
Adresse: Paris, France
Jean-Pierre DOZON est directeur scientifique de la FMSH à Paris. Anthropologue, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il a travaillé principalement en Afrique de l’Ouest, sur des questions de développement, de santé, sur les problèmes ethniques, sur les relations entre politique et religion, ainsi que sur les relations franco-africaines. Il est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels : La société bété. Histoire d’une “ethnie” de Côte d’Ivoire, Karthala, 1985, La cause des prophètes. Politique et religion en Afrique contemporaine, Le Seuil, 1995, Frères et Sujets. La France et l’Afrique en perspective, Flammarion, 2003, L’Afrique, miroir du contemporain, Quæ, 2008, L’Afrique à Dieu et à Diable. Etats, ethnies et religions, Ellipses, 2008.
Nom: ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias - Archives Audiovisuelles de la Recherche)
Rôle: Producteurs d'oeuvres audiovisuelles
Adresse: FMSH (Fondation Maison des Sciences de l'Homme), Paris, France
ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias - Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l'Homme), Paris, France
Nom: WIEVIORKA
Prénom: Michel
Rôle: Responsables de conférences
Appartenance: FMSH - Fondation Maison des Sciences de l'Homme, Paris, France
Fonction: Directeur de la FMSH
Adresse: Paris, France
Michel WIEVIORKA - Administrateur de la FMSH depuis 2009, docteur d'Etat ès Lettres et Sciences Humaines, Directeur d'études à l'EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, CADIS-Centre d'Analyse et d'Intervention Sociologiques (EHESS-CNRS, Paris, France) fondé en 1981 par Alain Touraine - centre qu'il a dirigé jusqu'en 2009. En juillet 2006, il est élu président de l'Association internationale de sociologie (AIS/ISA). Depuis novembre 2006, il préside le comité de sélection du prix Michel Seurat créé par le CNRS. Il est également membre du Centre de coopération franco-norvégienne en sciences sociales et humaines / FMSH Paris. Il est co-directeur, avec Georges Balandier, de la revue Cahiers internationaux de sociologie. Après avoir dirigé la collection "Voix et Regards" aux Editions Balland, il dirige aujourd'hui la collection "Le monde comme il va" aux Editions Robert Laffont. Il est également membre des comités de rédaction de plusieurs revues, dont Journal of Ethnic and Migration Studies / Ethnic and Racial Studies / French Politics, Culture and Society. En 2013, il fonde la nouvelle revue de sociologie « Socio » aux éditions de la FMSH. Ses recherches portent sur la notion de conflit, sur le terrorisme et la violence, sur le racisme, l'antisémitisme, sur les mouvements sociaux, sur la démocratie ainsi que sur les phénomènes de différence culturelle.
Type: Exposé(s) scientifique(s)
Conférence en sciences sociales autour de la traite atlantique et des transformations des cultures africaines.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Vidéos pour un public "communautaire"
Recherches en sciences sociales sur l'Afrique.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour spécialistes
Recherches sur l'histoire de l'esclavage d'un point de vue culturel.
THIOUB Ibrahima. « Traite atlantique des esclaves et transformations des cultures africaines », Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n° 2234, 2012 [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/2234
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
© ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme), Paris, FRANCE
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Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
© CARACA, João, directeur du Centre Culturel de la Fondation Calouste Gulbenkian, Paris, FRANCE, 2012 © DOZON, Jean-Pierre, directeur scientifique de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris, FRANCE, 2012 © THIOUB, Ibrahima, titulaire de la chaire « Traite atlantique et esclavage », CEM (Collège d’Etudes Mondiales), Paris, FRANCE, 2012
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
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Titre: Analyse générale de la vidéo « Traite atlantique des esclaves et transformations des cultures africaines »
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: FRINGANT, Matthias. « Analyse de la vidéo « Traite atlantique des esclaves et transformations des cultures africaines » (Portail AGORA, 2014): http://www.agora.msh-paris.fr/
Id analyse: 0db678cd-45e3-4a0c-bc03-e0b300e7e144
Id vidéo: e2230a26-a74a-41c9-866c-dadb97469d67
Analyse de la conférence inaugurale d’Ibrahima THIOUB sur la traite atlantique des esclaves et des transformations des cultures africaines.